Dans un communiqué assimilable à un préavis de grève, le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section de N’Djamena, interpelle vivement le gouvernement ainsi que les acteurs politiques afin d’éviter une nouvelle paralysie du secteur éducatif. Les enseignants réclament l’inscription, dans le budget national de 2026, du décret n°2850 portant statut particulier des personnels de l’Éducation nationale.
Le syndicat rappelle avec insistance l’urgence pour l’exécutif d’intégrer ce texte dans le budget de l’année à venir et de le rendre effectif dès janvier. Selon le SET, cette démarche est indispensable pour préserver la stabilité des établissements scolaires, garantir la dignité du corps enseignant et améliorer leurs conditions de travail, des éléments jugés essentiels pour le bon déroulement de l’année scolaire 2025-2026.
Par ailleurs, les responsables syndicaux dénoncent la décision du gouvernement de confier la conduite des négociations à d’autres organisations syndicales. Le SET estime être la seule structure légitime pour représenter les enseignants et considère cette initiative comme une tentative visant à diluer leurs revendications et à fragiliser le dialogue social.
Enfin, le syndicat appelle les enseignants, les parents d’élèves et l’ensemble des acteurs du système éducatif à se mobiliser pour défendre leurs droits. Il exhorte également les ministres en charge de l’Éducation et des Finances, ainsi que les députés, à adopter un budget répondant réellement aux attentes sociales des enseignants, faute de quoi une grève générale pourrait paralyser le secteur dans les prochains jours.
