Le mouvement Wakit Tama – Section politique tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la dégradation persistante des conditions de vie au Tchad. Depuis plus d’un an, les pénuries récurrentes de gaz domestique frappent les ménages dans plusieurs villes du pays, de Abéché à Am-Djarass, en passant par Mongo, Sarh, Doba pourtant en zone pétrolière jusqu’à N’Djamena. Une crise qui s’installe dans la durée et qui plonge les familles dans la détresse.
Pour le mouvement, cette situation n’est pas le fruit du hasard, elle révèle, selon lui, une défaillance profonde de la planification publique et une absence d’anticipation sur un besoin aussi vital que l’accès au gaz domestique. Alors que les foyers multiplient les files d’attente sans garantie d’être servis, aucune réforme structurante ni mécanisme durable d’approvisionnement n’ont été annoncés par les autorités pour sécuriser le marché.
Wakit Tama pointe du doigt les choix budgétaires du pouvoir en place depuis l’arrivée de Mahamat Idriss Déby. Le mouvement dénonce une orientation des priorités vers l’achat massif d’armements et de véhicules de prestige destinés aux hautes sphères de l’État, au détriment des urgences sociales. Un contraste saisissant avec la réalité du quotidien, prix en hausse, services publics fragilisés et précarité généralisée.
Rappelant que l’accès à l’énergie domestique relève d’un droit fondamental, Wakit Tama appelle les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités en rétablissant sans délai une distribution régulière et transparente du gaz. Le mouvement invite également les citoyens, dans le respect strict des libertés constitutionnelles, à demeurer vigilants, organisés et mobilisés pour défendre leurs droits face à une gouvernance qu’il juge davantage préoccupée par la consolidation du pouvoir que par le bien-être collectif.
Le porte-parole : Abdel Azim Mht Abakar
