La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a honoré, ce 21 novembre à N’Djamena, les lauréats de la première édition de son concours dédié à la valorisation des initiatives remarquables en matière de droits humains. La cérémonie, marquée par une forte mobilisation des autorités, des leaders associatifs et des défenseurs des droits fondamentaux, a mis en lumière les efforts croissants menés au Tchad pour consolider une culture du respect et de la dignité humaine.
Inscrit dans le projet de renforcement des capacités institutionnelles de la CNDH, avec l’appui financier du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), ce concours vise à susciter, encourager et récompenser les actions citoyennes et associatives œuvrant pour la promotion des droits humains. D’après la présidente du comité d’organisation, Dr Lombatim Nadjilengar Hélène, l’initiative ambitionne également de mieux faire connaître le mandat et les missions de la CNDH, jeune institution au cœur de l’édifice républicain.
Sur les douze candidatures enregistrées, seules huit ont été jugées recevables, les autres ayant été écartées pour dossiers incomplets. Après délibération, trois acteurs se sont distingués : l’Association pour la Réinsertion des Enfants et la Défense des Droits Humains (ARED), Monsieur Narayam Doungar et le Centre de solidarité des jeunes pour la formation et le développement (CSJEFOD). Le premier s’est vu attribuer une moto, tandis que les deux autres lauréats ont chacun reçu un ordinateur portable en reconnaissance de leurs engagements.
Représentant le président de la CNDH, le commissaire Bangah Yengding Nathan a salué les avancées enregistrées dans la protection des droits fondamentaux, tout en pointant les défis persistants, notamment la montée des tensions communautaires qui fragilisent la cohésion sociale. Il a rappelé que la CNDH, créée par la Constitution du 4 mai 2018, est une institution indépendante investie d’une mission essentielle : promouvoir, protéger et défendre les droits de chaque citoyen dans un cadre juridique renforcé et autonome.
Par Fakané Zebkalbé
