Dans une note adressée aux responsables éducatifs, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Aboubakar Assidick Tchoroma, déplore que certaines activités menées par des organisations de la société civile, pourtant motivées par la promotion de la paix et de la non-violence, perturbent le déroulement normal des cours. Selon lui, ces initiatives empiètent sur les heures d’enseignement, bouleversent la programmation pédagogique et véhiculent parfois des messages contraires aux orientations officielles.
Le ministre rappelle que l’éducation à la paix demeure une valeur fondamentale, mais qu’elle doit être dispensée dans un cadre structuré, en adéquation avec les programmes scolaires. « La citoyenneté et la non-violence ne s’enseignent efficacement que lorsqu’elles sont intégrées de manière cohérente », insiste-t-il, appelant à une meilleure harmonisation des actions menées dans les établissements.
Désormais, toute intervention d’une association, d’une institution ou d’un partenaire extérieur dans un établissement scolaire devra obtenir l’aval préalable du ministère, à travers la Direction de la Promotion civique (DPC). Celle-ci examinera et approuvera uniquement les projets contribuant réellement au vivre-ensemble. Les responsables administratifs sont également tenus de signaler sans délai toute activité effectuée sans autorisation dans les écoles relevant de leur compétence.
