Ce jeudi 6 novembre 2025, le centre Al-Mouna a accueilli la toute première édition de la « Journée du Fédéralisme au Tchad », initiée par le Bloc fédéral. L’événement a rassemblé experts, responsables politiques et intellectuels autour de débats riches et variés, centrés sur les enjeux du fédéralisme pour le développement local et la cohabitation pacifique. Les discussions ont porté sur des thématiques comme la vision et les perspectives du fédéralisme au Tchad, le processus de décentralisation en cours, ainsi que les expériences africaines en matière de fédéralisme. Parmi les intervenants figuraient #Noubatessem Bogyana Jonathan (CDF), #Bédaou Oumar Kaman (Core Tchad), #Djimadoum Mandekor (ancien directeur à la BEAC) et #Daniel Ngadjadoum (FAR/PF).
Pour Baniara Yoyana, cette journée s’inscrit « dans la continuité des réflexions amorcées il y a quatre ans et qui ont nourri le débat national », de la tenue du dialogue national aux consultations électorales, en passant par le référendum. La rencontre a également été marquée par la présentation du livre collectif dirigé par Koulsi Lamko, intitulé Et si le Tchad s’ouvrait au Fédéralisme, et par plusieurs activités visant à approfondir la compréhension de ce modèle politique et institutionnel.
Les organisateurs ont souligné que le fédéralisme, bien qu’il ne constitue pas une solution miracle, représente une approche rationnelle et équilibrée pour concilier unité et diversité, efficacité et proximité, développement et prospérité. Selon eux, c’est un modèle que l’État unitaire, même fortement décentralisé, n’a pas réussi à mettre en œuvre depuis plus de soixante ans, et qui pourrait offrir de nouvelles perspectives pour le Tchad.
