Le général Abakar Abdelkerim Daoud supervise le désarmement d’une faction de Difa Al-Watan, poursuivant ainsi sa mission de pacification dans la province du Tibesti.
Dans une cérémonie chargée de symbole, le Chef d’État-Major Général des Armées, le général Abakar Abdelkerim Daoud, a présidé, ce mercredi 1er octobre à Wadi Michou, la remise d’armes d’un groupe affilié au mouvement Difa Al-Watan, mené par Brahim Barka. Cette opération concrétise sur le terrain la volonté de paix des acteurs locaux et s’inscrit dans la dynamique de réconciliation engagée par les plus hautes autorités militaires.
Cette collaboration entre les acteurs militaires institutionnels et les anciens rebelles illustre la nouvelle ère de confiance que tente d’instaurer le CEMGA.
Cette initiative n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une série d’actions menées personnellement par le général Abakar Abdelkerim Daoud dans la région du Tibesti. Sa méthode repose sur un principe simple mais efficace, restaurer l’autorité de l’État par le dialogue plutôt que par la seule force .
Cette stratégie a déjà porté ses fruits, avec la levée immédiate de barrières anarchiques qui entravaient la libre circulation, une instruction du CEMGA qui a été suivie d’effet dans un délai très court .
À l’issue de la cérémonie de Wadi Michou, le général Abakar Abdelkerim Daoud a prodigué des conseils, appelant de ses vœux à l’unité nationale, au respect de l’autorité de l’État et au vivre-ensemble. Ces paroles résonnent avec les engagements pris par les groupes locaux, qui ont eux-mêmes sollicité l’implication directe du CEMGA pour faciliter l’application des clauses des différents accords de paix .
Ce dépôt d’armes à Wadi Michou représente bien plus qu’un simple événement local ; c’est la preuve tangible que le processus de paix, bien que fragile, avance grâce à une combinaison de dialogue inclusif et d’actions décisives sur le terrain.
