La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec l’ECES et avec l’appui du PAPPE et de l’Union européenne, a clos ce 19 septembre 2025 à l’hôtel de l’Amitié de N’Djaména un atelier de validation consacré aux conditions de détention au Tchad. Trois jours durant, une quarantaine d’acteurs, dont les commissaires de la CNDH, des représentants de l’administration pénitentiaire, des ONG de défense des droits humains ainsi que des experts internationaux, ont confronté leurs analyses et partagé leurs recommandations.

Les rapports validés sont issus de missions de terrain menées dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Ils dressent un tableau préoccupant marqué par la surpopulation carcérale, le déficit d’infrastructures adéquates, la formation insuffisante des agents pénitentiaires et le non-respect des standards internationaux, notamment les Règles Nelson Mandela. L’atelier a permis non seulement de confirmer ces constats, mais aussi de créer un espace de dialogue constructif entre autorités judiciaires, société civile et partenaires internationaux.

Au nom du président de la CNDH, Mme la commissaire Albatoul Zakaria a salué la qualité des débats et réaffirmé l’urgence d’une réforme profonde du système pénitentiaire tchadien. Elle a insisté sur le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes détenues, invitant l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux à renforcer leur appui en faveur de cette cause. Elle a particulièrement remercié l’Union européenne, l’ECES et le PAPPE pour leur engagement constant.

De son côté, la coordinatrice de l’ECES, Mme Madjiguene Thiam, a rappelé que les conclusions de cet atelier constituent désormais un outil de référence incontournable pour les réformes à venir. Elle a souligné la nécessité de maintenir ce cadre de concertation inclusive, garant d’un système carcéral plus humain, respectueux des normes internationales et orienté vers la réinsertion sociale. Cette étape, selon elle, marque un tournant dans la volonté collective de transformer les prisons tchadiennes en des lieux où les droits humains sont réellement protégés.

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