La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec l’ECES, a lancé ce mardi 16 septembre à N’Djamena un atelier de validation du rapport sur les conditions de détention au Tchad. Pendant trois jours, autorités judiciaires, organisations de défense des droits humains et partenaires internationaux examinent les réalités carcérales, marquées par la surpopulation, l’insuffisance d’infrastructures et le manque de formation du personnel pénitentiaire.
Cet espace de concertation vise à dresser un état des lieux précis et à proposer des solutions concrètes. Il s’agit notamment d’améliorer les infrastructures, de renforcer les compétences des agents et de promouvoir la réinsertion sociale des détenus. Les discussions s’appuient sur les standards internationaux, notamment les Règles Nelson Mandela, afin d’aligner les pratiques tchadiennes sur les normes universelles en matière de traitement des prisonniers.
Lors de l’ouverture, les partenaires ont réaffirmé leur engagement : l’Union européenne a rappelé son appui financier et technique, le ministre de la Justice a annoncé la création d’une commission d’évaluation et le président de la CNDH a insisté sur le rôle central de son institution. Tous convergent vers une même ambition : transformer les prisons tchadiennes en véritables espaces de respect des droits humains et de réinsertion durable.
