Dans un communiqué signé par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, l’exécutif a exprimé ses regrets suite à la décision de la Conférence épiscopale du Tchad de ne pas participer à l’atelier zonal de relecture du projet du Code pastoral 2024. Le gouvernement rappelle que ce processus inclusif a pour objectif de recueillir les avis de toutes les composantes de la société – autorités religieuses, organisations de la société civile, partis politiques et citoyens – afin de renforcer la cohésion sociale et de favoriser un développement équilibré.

Le communiqué relève toutefois avec inquiétude l’usage du terme « paysanicide » dans la déclaration des évêques, estimant qu’une telle expression peut véhiculer une perception erronée et accentuer la méfiance ou les divisions au sein de la société. Tout en appelant à la pondération et à la responsabilité, le gouvernement souligne l’importance du rôle des évêques comme guides spirituels, artisans de paix et voix écoutée de nombreux fidèles. Leur sagesse et leur proximité avec les communautés constituent, selon lui, un atout majeur pour la réussite de ce processus.

Réaffirmant son engagement à conduire les travaux de manière transparente et participative, le gouvernement invite les évêques à reconsidérer leur position et à prendre toute leur place dans ce dialogue national. Leur contribution active est jugée essentielle pour assurer un débat constructif et garantir que les aspirations de toutes les composantes de la nation tchadienne soient pleinement prises en compte.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *