La liberté d’expression : Un droit fondamental
• Un pilier essentiel de toute société démocratique.
• Permet à chacun de partager ses idées et opinions.
● Un signe troublant pour la liberté d’expression au Tchad.
Il devient de plus en plus difficile de s’exprimer librement au Tchad.
La liberté de la presse est un pilier fondamental de tout système aspirant à être démocratique. Les organes de presse ne devraient pas être suspendus pour avoir publié des articles pour la seule raison qu’ils pourraient mettre le gouvernement dans l’embarras.
Pour l’organisation internationale, les autorités tchadiennes utiliseraient des lois répressives et l’Agence nationale de sécurité (ANS) pour museler les dissidents et entraver leurs activités.
Les moyens employés et décrits par les victimes seraient divers, allant de l’interdiction de manifester, l’intimation, l’arrestation arbitraire, la détention au secret et, pour certains, la torture. Rien que pour l’année 2016, treize décrets ministériels interdisant les manifestations ont été publiés et plus de dix sites internet ont été bloqués, selon le rapport.
Il y a deux ans et demi, le 20 avril 2021, le jeune général Mahamat Idriss Déby Itno était proclamé par l’armée président de transition à la tête d’une junte, après la mort de son père, Idriss Déby Itno, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis trente ans. Il promettait de rendre le pouvoir aux civils par des élections « libres » après une transition de dix-huit mois. Mais, dix-huit mois plus tard, en octobre 2022, il la prolongeait de deux ans. Le 20 du même mois, des milliers de Tchadiens descendaient dans la rue pour protester, des manifestations de protestation contre le gouvernement de transition du Tchad ont été contrées par une brutale répression, lors de laquelle de nombreuses personnes ont été tuées, blessées ou arrêtées.
Un an après la répression meurtrière d’une manifestation contre le pouvoir militaire au Tchad, l’opposition est encore la cible d’arrestations, intimidations et menaces, à deux mois d’un référendum constitutionnel censé ouvrir la voie à des élections « libres ».
L’article 10 de la Convention internationale des droits de l’Homme précise que la liberté d’expression « comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière. »
Ce même article garantit également ce droit, tout en permettant certaines restrictions nécessaires dans une société démocratique, notamment pour protéger la réputation d’autrui ou prévenir la divulgation d’informations confidentielles.
C’est une liberté essentielle. En France, ce droit est inscrit dans l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui dispose que :
“La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.”
Une liberté essentielle mais encadrée
Au niveau individuel, la liberté d’expression est indispensable au développement et à l’épanouissement de chaque individu. C’est en échangeant librement des informations et des opinions que les individus parviennent à mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent.
Cependant, cette liberté n’est pas absolue.
Des limites légales existent pour protéger :
• L’ordre public
• La sécurité nationale
• Les droits d’autrui
Exemples :
• La diffamation, l’injure, l’incitation à la haine ou à la violence sont sanctionnées par la loi française.
• La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse encadre ces restrictions, assurant un équilibre entre l’expression libre et le respect des individus.
Un contexte actuel préoccupant
Aujourd’hui, la liberté d’expression est confrontée à de nouveaux défis.
Exemple :
• La tentative d’enlèvement du directeur de publication d’Alwihda Info, Djimet Wiché, par les autorités tchadiennes.
• Les intimidations à l’encontre des journalistes et des médias au Tchad.
Conclusion
La liberté d’expression est un droit fondamental qui favorise le débat public et le progrès social. Toutefois, son exercice doit être responsable, en respectant les limites légales établies pour protéger les droits et la dignité de chacun.
“La liberté d’expression, oui… mais jusqu’où peut-on vraiment aller ?”
Ordimi Yousma
